B-SIDE / ODYSSÉE

 

À partir de l’exploration d’une solitude, de la curiosité pour des mécanismes artistiques méconnus. Du nu. De la prise de risque. De la profusion. De son propre ridicule.

Parti d’une exploration de l’Étrange Cas du Dr. JeckYll et de Mr Hyde, de Stevenson, ça finit par parler de l’œil et du désir.

De la chambre d’un enfant et de son rapport au plaisir. Du mot plaisir qui change de visage avec l’âge.Pas de moralisation de ça -l’arnaque est belle, ferme et vibrante-, mais l’élaboration d’une petite fable sur notre intimité noyée, perdue, notre petite conviction intime qui se ballade, perdue, charmée par les sirènes des rêves pop de l’enfance, par celles des rêves politiques, par celle des rêves érotiques.

La face cachée, c’est la face perdue.

Elle est laide, parce que nous apprenons toute notre vie qu’elle est laide.

Se perdre est interdit. C’est normal, en se perdant, on peut perdre tous les autres autour de soi. Ulysse est le seul à revenir de son voyage, tous ceux qui étaient avec lui sont morts. C’est pas un modèle de société.

Mais peut-être s’agit-il, après la traversée de l’Océan PERTE, d’accepter son monstre, d’aimer les monstres rencontrés et ce qu’ils nous ont permis d’expérimenter. Peut-être s’agit-il de retrouver une capacité à aimer.

CÉDRIC JONCHIÈRE

BIO DE L'ARTISTE