Présentation
Boom’Structur CDCN
10h
pros, pré-pros et amateur·ices
Nicolas Fayol
Il débute le breakdance dans les années 2000, habitant en plein cœur du Périgord noir, dans un contexte très rural et bien loin des viviers de culture hiphop. A 18 ans il commence à se former aux danses académiques – à l’école international de danse Jazz Rick Odums de 2005 à 2008 – (tout aussi exotiques et étrangères) qu’il intègre sans jugement à son breakdance rural. En 2009 il remporte le battle hip-hop international dans la catégorie expérimental : Le Juste Debout. A 20 ans, il commence sa carrière d’interprète dans des pièces de danse contemporaine, de théâtre physique, de nouveau cirque, de théâtre contemporain, de plateaux télés ou dans des performances et collabore notamment avec Alain Buffard, Sébastien Lefrancois, Guy Maddin, Lloyd Newson, Raphaëlle Delaunay, Yoann Bourgeois, Montalvo- Hervieu, Vincent Courtois, Bruno Geslin.
Son travail de chorégraphe est d’abord une approche d’interprète, une approche par les sensations, une manière de définir lui-même les conditions de mise en jeu, de mise en relation.
Stage
Pourquoi fermer les yeux ?
Nous voulons profiter de la lumière et de l’obscurité en même temps. Nous apercevrons encore les présences à travers nos paupières closes. Mais nous pourrons douter de ces présences si nous le souhaitons, nous pourrons douter du monde et le faire disparaitre, nous pourrons l’abandonner quelques temps et observer notre imaginaire et nos visions prendre place, sans le réel vu. Que l’imaginaire concurrence le réel. Et en un instant, que le monde revienne à lui : ouvrir les yeux.
En souhaitant partager des ateliers autour de ce « jeu » de fermer les yeux, Nicolas aimerait observer ce que cette contrainte change dans nos danses et nos rapports aux autres danseuseur·euses, aux espaces et aux sons. Sommes-nous moins inhibées ? sommes-nous plus prudentes ? sommes-nous plus intérieurs, ou au contraire, plus expansives dans cette espace volontairement rendu inconnu ? sommes-nous plus délicates avec le sol, les autres, avec tout ce qui touche ?
Que voyons nous les yeux fermés ?
Dans cette proposition d’atelier, il y a cette action joueuse de fermer les yeux, complétées par une autre action : guider celles et ceux qui ont les yeux fermés.
Comment donner les contours de l’espace en produisant des sons ? Quel langage inventer pour que l’autre comprenne où elle/il est dans l’espace ? où le danger est ? comment accompagner une personne dans son parcours et comment ce parcours fait bouger celle et celui qui accompagne et regarde ?
La pythie et sa rêveuse. L’éveillée et sa dormeuse. La boussole et la nuit. La vue et l’esprit.