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Aurélien Arnaud-Wosnitza

Mon travail consiste à concilier un gout profond pour l’imaginaire et un amour désespéré pour la Nature. Médusé par l’immensité et la violence de sa destruction, j’en suis devenu, selon l’expression de Charbonneau et Ellul, « un révolutionnaire malgré moi ».

Biographie de l'artiste

Je me forme très tôt au dessin dans les marges de l’école de la République, où je développe parallèlement un goût prononcé pour la rêverie profonde.

La pratique assidue de la télévision, des jeux vidéo, de science et vie junior et du nez-en-l’air nocturne entraînent logiquement ma réflexion vers des abysses cosmologiques et métaphysiques indicibles.

A la suite d’une idylle malheureuse avec Musique, je suis jeté malgré moi dans les bras de Théâtre, dont je finis par apprécier avec enthousiasme la puissance inouïe de déversement imaginaire.

Un baccalauréat scientifique plus tard (cf. supra science et vie junior), j’embrasse des études de philosophie à la grande ville (Clermont-Ferrand), tout en suivant parallèlement les cours du conservatoire d’art dramatique régional.

Après une escapade erasmuso-finlandaise d’un an où j’apprends l’anglais, le finnois sans peine et ce que le mot « froid » veut dire, je rentre à la capitale arverne mettre un point final à mes études supérieures et à mon cursus théâtral, au cours duquel je découvre, ébloui, les joies et les affres de la mise en scène et de la direction artistique.

A partir de là, et 7 ans durant, mon activité créatrice prend la forme d’un bain kaléidoscopique bouillonnant :

je sonde la température en commençant à travailler comme comédien professionnel,

je trempe un pied au Batik Soundpainting Orchestra en tant que performer,

puis l’autre au conservatoire pour me former au chant lyrique,

je me mouille à la direction de projets théâtraux ponctuels,

tant personnels (ascension de rue commerçante par une équipe de comédiens-alpinistes, conférence scientifique sur fond de musique classique, visite touristique uchronique…)

que pour répondre à des commandes (spectacle d’ouverture de festival, opérettes, animations…),

j’éclabousse allègrement d’encre noire moult papiers d’où émergent de surprenantes images pour le compte d’amis poètes ou pour ma propre satisfaction,

je plonge dans la création radiophonique avec l’élaboration d’un magazine culturel en direct du futur,

je m’immerge dans l’élaboration d’animations documentées et légères autour de l’astronomie en café associatif.

Depuis 2017 je prends le large pour explorer nos représentations du temps et de l’espace, et interroger comment celles-ci conditionnent notre survie en tant qu’espèce.

Aurélien Arnaud-Wosnitza

Ses projets

TERMINATOR 2 Unplugged

En recherche

T2 a été à sa sortie un film révolutionnaire… il le reste aujourd’hui plus que jamais!

Dissimulée en filigrane derrière le blockbuster j’ai découvert – stupéfaction – un message subversif + + + : pour assurer l’existence de la vie sur terre, nous devons nous débarrasser physiquement et pour de bon des machines. De toutes les machines. Rien que ça!

Cerise sur le gâteau: le moyen le plus efficace pour y parvenir sera de faire bosser… les machines elles-mêmes.

Qu’est-ce que ça donnerait, de se passer des machines, maintenant, concrètement? Je n’en sais rien, mais je peux appliquer ce principe au cinéma – art industriel par excellence – , et tenter de transposer T2 sur scène, sans décors ni accessoire, ni effet de lumière, sans rien. En me passant de la Technique peut-être pourrais-je atteindre l’essentiel, et faire surgir la quintessence révolutionnaire du Drame?

Si la fonction d’un mythe, c’est de donner à voir des figures archétypales, inspirantes, dont le geste exemplaire est à répéter, alors T2 peut se développer dans ce sens, se donner à comprendre par le prisme d’une lecture métaphorique radicale: la révolte totale et non-violente contre les machines.

Ce mythe contemporain, il s’agira de le faire vivre à la manière d’une antique épopée, in extenso, comme le miroir brutal de nos combats à venir.

La scène se mue en arène où, déguisées en personnages, s’affrontent sans merci les Idées majeures de notre temps.